Le terme « lupanar » vient de lupa : le mot latin populaire pour désigner une prostituée. C'était le bordel officiel de Pompéi, reconnaissable dès l'extérieur au symbole phallique gravé dans le trottoir.
Le bâtiment est petit : cinq cellules au rez-de-chaussée et cinq à l'étage, chacune équipée d'un lit de pierre maçonné dans le mur. Au-dessus de chaque porte, une fresque représente une scène érotique, probablement un menu visuel destiné à une clientèle qui ne parlait pas forcément la même langue.
Dans la Rome antique, la prostitution était légale, taxée et socialement stigmatisée à la fois : les prostituées (meretrices) étaient enregistrées lors des recensements, payaient des impôts, mais perdaient leur statut civil. La plupart des femmes qui travaillaient au lupanar étaient esclaves ou affranchies dans une condition de servitude de fait.
Les graffitis sur les murs (plus de 120 inscriptions) constituent une source historique d'une valeur immense : noms, tarifs, appréciations sur les services, messages affectueux.
Visites guidées incluant le Lupanar avec explication historique
De petites files se forment souvent devant la porte : arriver tôt le matin permet d'éviter presque totalement l'attente. La visite dure 5 à 10 minutes. Non recommandée pour les très jeunes enfants en raison du caractère explicite des fresques.

Avec des enfants de moins de 10 ans, mieux vaut passer son chemin : les fresques sont explicites. Avec des adolescents, cela peut devenir une excellente occasion de discussion.
5 à 10 minutes suffisent pour voir l'intérieur. Le temps véritable s'investit dans l'explication du contexte historique, qu'un guide transmet mieux que n'importe quel panneau.